Le blog de Pascal Puireux - Conseil de Direction

chroniques pour chefs d'entreprise et cadres dirigeants

Jouez la carte de la prudence et appuyez-vous sur les moyens et ressources dont vous disposez

Publié le 7 Novembre 2013 par pascalpuireux

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A l’aube de cette fin d’année 2013, on peut dire que pour beaucoup d'entreprises, elle ne figurera pas dans le classement des meilleurs crus.

Que de dépôts de bilans, de plans sociaux, de tensions et d’angoisse pour les patrons et pour les salariés qui essaient, au quotidien, de faire face à ce qui semble être un raz de marrée emportant tout sur son passage.

2013 a en effet cassé bon nombre d’entreprises avec les dramatiques répercussions pour les salariés qui vont venir malheureusement allonger les listes de Pôle Emploi.

Mais il faut aussi souligner et noter qu’il y a encore des PME-PMI qui résistent à cette situation de crise, tant bien que mal, mais elles résistent.

Alors, comment font-elles ?

 - Elles se concentrent  sur leur cœur de métier, ce qui fait leur force et donc aussi leur différence face à leurs concurrents ;

- Elles renforcent la cohésion de groupe et l’esprit d’équipe en prêtant l’oreille, en faisant participer les salariés aux analyses, réflexions et bien sûr aux plans d’actions ;

- Elles expliquent leur stratégie de développement en organisant des tables rondes et autres réunions de groupe en interne et hors de l’entreprise ;

- Elles réduisent leurs dépenses non prioritaires en concentrant bien sûr leurs choix sur celles qui sont nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise et qui permettront d’anticiper la reprise, notamment les dépenses en Recherche & Développement ;

- Elles récompensent l’effort des salariés par des primes exceptionnelles ou autres marques de reconnaissance pour celles et ceux qui continuent de se battre et parviennent ainsi à créer de la valeur ;

- Elles mettent l’accent et la priorité absolue sur ce qu’il y a de plus important dans toute entreprise : LE CLIENT.

Plutôt que de vous engager dans des dépenses inutiles et dans des plans incertains sur le long terme, observez et réunissez tous les moyens et toutes les ressources dont vous disposez en interne.

A force de vous préoccuper du lendemain en agissant dans l’urgence, et parfois aussi la panique, vous oubliez l'essentiel. Prenez donc le temps de faire le point sur ce qui fait la force de votre entreprise : son savoir-faire, ses clients, ses salariés, ses méthodes et systèmes de management, son image, sa communication, …

En ces périodes de doutes et d’incertitude, jouez la carte de la prudence mais appuyez-vous aussi sur des valeurs sûres.

Si vous ne savez pas comment procéder ou encore, si vous souhaitez confronter vos idées et valider ou invalider certaines de vos actions, faîtes appel à des spécialistes du conseil. Ils sauront vous aider et vous accompagner dans ces moments où tout est remis en question.


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« Tout va bien, je n’ai besoin de rien ! »

Publié le 19 Août 2013 par pascalpuireux

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C’était au début de cette année, je rencontrais le patron de cette PME qui avait accepté une rencontre pour que je puisse lui présenter mon cabinet.

Il avait entendu parler de moi par le biais de l’un de ses confrères qui lui avait dit « tu devrais échanger avec un consultant extérieur, il pourrait sans doute te donner des conseils avisés, neutres et objectifs car la situation de ton entreprise se tend actuellement … »

En arrivant sur place, ce chef d’entreprise me mit tout de suite à l’aise « vous savez, pour moi, les consultants et autres conseils, ça ne sert à rien, ils vous expliquent tout alors qu’ils ne connaissent rien à notre métier … » Il continua de m’expliquer  que la situation de son entreprise était très bonne, un carnet de commandes rempli, des marges exceptionnelles, des salariés enthousiastes et motivés, bref tout allait bien dans son entreprise.

La situation n’était en fait pas aussi extraordinaire que cela ; après une rapide enquête que je menais,  je découvris que beaucoup de fournisseurs n’étaient pas payés, des clients se plaignaient de la qualité de service, des délais de livraison non respectés et plusieurs collaborateurs avaient démissionnés récemment.

Fort de ces informations, je relançais alors ce chef d’entreprise pour  lui proposer une nouvelle rencontre et échanger avec lui à nouveau sur des éléments factuels et inquiétants concernant son entreprise et lui proposer un plan d’actions.

Il refusa l’entrevue et précisa une nouvelle fois que  tout allait bien, qu’il n’avait besoin de rien.

Au début de cet été, dans la rubrique « Economie », je lisais un article de presse qui relatait le dépôt de bilan de cette entreprise.

Cette histoire raconte le désarroi dans lequel se trouvent bon nombre de chef d’entreprise actuellement. Les difficultés sont nombreuses et il est souvent difficile d’avouer son désarroi face à une situation complexe que l’on ne maitrise plus. El l’issue est parfois dramatique comme pour cette entreprise.

Beaucoup de patrons de PME en France sont encore réfractaires au consulting. C’est dommage car certains consultants, souvent d’anciens chefs d’entreprise eux même, apportent cet éclairage sans concession, et proposent rapidement des solutions qui  peuvent modifier l’organisation, les systèmes de management en place, les axes de développement et sauver ainsi l’entreprise. Il suffit souvent de se poser, de réfléchir ensemble, de fixer les priorités, d’établir un plan d’actions adapté à la situation, de prendre des décisions rapidement et de s’y tenir.

La crise est encore là pour un moment,  il est grand temps pour les patrons de PME de préparer des plans anti crise draconiens pour consolider leurs acquis et pour traverser cette grande zone de turbulences qui n’épargnera personne. Il est urgent d’aller à l’essentiel, de garder l’essentiel, de faire l’essentiel. Mais, malheureusement, l’essentiel est constamment menacé par l’insignifiant …

 

 

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Le stress m’a tuer

Publié le 5 Juin 2013 par pascalpuireux

 SALARIE STRESSE

D’après un récent sondage BVA, 75% des salariés déclarent que le stress au travail à une incidence directe sur leur santé.

Insomnies, mal de dos, irritabilité, repli sur soi, que des maux et pourtant peu d’action de la part des chefs d’entreprise face à ce fléau qui affaiblit leurs salariés et donc leur entreprise.

Jamais l’absentéisme n’a été aussi fort, jamais les spécialistes de la médecine du travail et autres psychologues n’ont été aussi sollicités, c’est bien la preuve que nous vivons une période particulièrement difficile.

Alors, comment retrouver le goût de l’effort, l’enthousiasme, l’envie d’avancer ? 

Comme je le dis souvent à mes clients, patrons d’entreprise, pour motiver vos collaborateurs, commencez déjà par ne pas les démotiver ! Et pour réduire leur niveau de stress, prenez le temps de les écouter et d'analyser comment ils travaillent !

En effet, comment voulez-vous faire avancer vos équipes si ce que vous dites et ce que vous faites va à l’encontre du bon sens : agir sans expliquer, exiger sans responsabiliser, sanctionner sans discernement. Evidemment, c’est simple de dire cela, moi qui suis un consultant externe à l’entreprise. Et pourtant, chaque fois que je me déplace dans une entreprise, je vois très vite le niveau de stress ; il suffit de voir la manière dont on accueille les visiteurs,  d’écouter les « bruits de couloir », de voir simplement la tête des gens.

Tout le monde est touché par le stress au travail, toute catégorie de personnel confondue. Chacun le sait et cela se voit. Certains me diront qu’il est nécessaire au fonctionnement de l’être humain, que le stress permet de faire bouger, d’agir. Certes, mais je vois aussi de plus en plus souvent des salariés en souffrance : rythme de travail élevé, absence de compréhension des enjeux, perte de sens et de repères, peur du lendemain, panique face aux obligations du quotidien et aux incertitudes.

Je rencontre aussi  des personnes victimes de burn-out. Ce n’est pas une maladie, c’est un lent processus qui guette chacun d’entre nous et qui nous amène in fine à un épuisement total : il n’ya a plus de jus dans la batterie … c’est grave, certains ne s’en remettent pas.

Alors quoi faire ? Je crois d’abord que chaque dirigeant doit prendre conscience de l’impact du stress dans son entreprise. Quelles en sont les origines principales, où se situe-t-il, qui sont les salariés les plus impactés, quelles sont les conséquences, … autant de questions qu’il doit se poser et auxquelles il doit apporter des réponses rapidement. Le problème justement, c’est que les dirigeants n’ont pas le temps. La priorité pour eux, c’est le carnet de commandes et les clients. Certes, mais si les salariés travaillent dans de mauvaises conditions et sans aucune motivation, ils ne donneront pas ce dont l’entreprise a besoin pour continuer d’avancer : leur enthousiasme et leur talent ! 

Cela fait de nombreuses années qu’on dit que les hommes constituent la force de l’entreprise, on a tendance à l’oublier, il est grand temps de se le rappeler. On le sait bien, des hommes performants, c’est aussi une entreprise performante.

En ces temps de crise particulièrement dure pour toutes les entreprises, la cohésion de groupe et l’esprit d’équipe seront sans doute l’une des solutions pour passer ces terribles zones de turbulence. A bon entendeur …

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Les chefs d’entreprise n’ont pas le moral, comment faire pour le retrouver ?

Publié le 10 Janvier 2013 par pascalpuireux

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Il n’y a pas que les patrons qui n’ont pas le moral en ce début d’année 2013. Beaucoup de français, toutes catégories et tous niveaux confondus, l’ont perdu depuis quelques années déjà.

Au-delà de nos frontières, c’est le monde entier qui est concerné par cette baisse de moral. Les effets de la crise sont dévastateurs et ses conséquences vont encore se faire ressentir sur plusieurs années.

Chaque patron doit donc s’attacher à garder le moral, pour lui, et aussi pour ses équipes. Oui, mais comment faire ?

-     Montrez  l’exemple : comment voulez-vous que vos salariés soient enthousiastes et motivés si vous–même et vos proches collaborateurs « faîtes la gueule tous les jours » et passez votre temps à vous engueuler dans les couloirs ;

-         Communiquez et expliquez ce qui se passe ou va se passer dans votre entreprise : réunissez tout le monde et présentez votre stratégie « anti crise » et si, comme beaucoup, vous n’en avez pas, précisez les points essentiels qui vous permettront de continuer d’avancer et indiquez que les efforts mais aussi les récompenses seront partagés ;

-       Rappelez  les succès et réussites passées : il y a eu forcément des contrats gagnés ou des projets qui ont bien aboutis. Affichez-les, mieux vaut faire envie que pitié ;

-    Faîtes participer vos salariés à une réflexion globale : beaucoup d’entreprises sont actuellement dans l’impasse, il est temps de trouver des voies de contournement. Pour cela, tous les avis sont importants, aussi bien en interne qu’en utilisant les ressources externes ;

-       Créez la surprise, marquez vos différences : de nombreux talents se trouvent dans votre entreprise, les idées existent, faîtes-les jaillir pour que l’on parle de vous, qu’on vous remarque davantage, dans les médias notamment  ;

-         Prenez soin de votre santé et de votre hygiène de vie : il ne servira à rien de mettre en place des plans d’action si l’énergie des uns et l’enthousiasme des autres ne sont pas là ;

-          Prenez du temps pour vous et profitez des belles choses de la vie : c’est sûrement ce qu’il y a de plus important à faire.

Il  y a bien d’autres actions à mener encore. Evidemment, comme chaque patron est pris par le temps, peu se prépare à ce qui va arriver inévitablement en 2013, des chocs importants sur le plan économique et donc un risque élevé pour certaines entreprises de disparaître.

Pourtant, il faut bien continuer d’avancer et se battre tous les jours. Fort heureusement, il y a plein de choses à faire et je rencontre encore des patrons optimistes qui réfléchissent, qui agissent et qui réussissent grâce à des décisions pertinentes qui sont appliquées par des équipes motivées et enthousiastes. 

Restons positifs en ce début d’année et rappelons-nous cette citation qui résume bien la position d’un entrepreneur : « la difficulté de réussir ne fait qu’ajouter à la nécessité d’entreprendre ». C’était Beaumarchais qui écrivait cela, il y a bien longtemps déjà …

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Le stress des dirigeants et l’anxiété, comment les gérer en période de crise ?

Publié le 28 Novembre 2012 par pascalpuireux

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On le sait, tout le monde est concerné par le stress au travail, toutes catégories et tous salariés confondus, y compris les chefs d’entreprise.

Une étude récente confirme qu’un tiers des dirigeants de TPE ressentent le stress très fortement et qu’il a des conséquences directes sur leur santé.  24 % des dirigeants interrogés disent en effet avoir eu des problèmes de santé en relation avec leurs activités professionnelles. 72 % de ces dirigeants estiment que l’anxiété ou le stress est une des causes des problèmes de santé qu’ils ont rencontrés. Ils imputent majoritairement leurs problèmes de stress aux difficultés économiques de leur entreprise et à la détérioration du climat général des affaires.

C’est la charge de travail trop élevée (34 % des réponses) qui mine les patrons de PME, ainsi que les incertitudes sur l’avenir de l’entreprise (32 %). Enfin, la pression trop importante des clients (29 %) leur pèsent aussi.  

Alors, pour réduire la dose de stress, quels sont les remèdes possibles ? Je pense que l’une des premières choses à faire pour le dirigeant est d’abord de sortir de l’isolement. Il semble que les patrons se confient plutôt à leur conjoint (65%) et à leur expert-comptable (22%) ;  15 % des patrons déclarent garder leurs inquiétudes professionnelles pour eux. Echanger avec un tiers, neutre et objectif, ça ne peut qu’amener un peu de soulagement et surtout des idées nouvelles pour trouver rapidement des solutions à la résolution de problèmes.

Il faut ensuite positiver et garder à l’esprit que les difficultés constituent parfois aussi des challenges, des défis à relever. L’un de mes clients me disait récemment « jamais je ne suis aussi meilleur et performant que lorsque la situation est complexe et anxiogène … ». C’est connu, il y a le « bon » stress, celui qui donne le « peps » et le « mauvais » stress, celui qui créé la fatigue mentale, la dépression et parfois déclenche aussi le burn out !

Apprendre à gérer ses émotions est sans doute aussi l’un des leviers majeurs. Etre attentif aux « stresseurs » et comprendre pourquoi ils déclenchent telle ou telle émotion qui agit sur l’humeur ou les réactions parfois non contrôlées (colère, tristesse, honte, …)

Enfin, une gestion organisationnelle adaptée doit être mise en place. Etre bien entouré, déléguer et responsabiliser ceux qui travaillent avec vous ; gérer le temps, si précieux, en fixant des priorités et en supprimant tout ce qui est chronophage et créé l’inconfort.

Enfin, et on ne le répètera jamais assez, l’hygiène de vie et l’exercice physique sont indispensables à un bon équilibre. A toutes celles et tous ceux qui disent qu’ils n’ont pas le temps de faire un peu de sport, je leur dis qu’ils se trompent, et que le temps pour prendre soin de soi, c’est une obligation vitale qui peut aussi être un plaisir. Une demi-heure d'exercice physique par jour (marcher plutôt que prendre l'ascenceur par exemple), c'est un minimum.

Cette fin d’année 2012 et celle qui arrive constituent sans doute un tournant décisif dans les systèmes économiques que nous avons connus jusqu’à présent. Bon nombre de chefs d’entreprise vont devoir encore faire le dos rond pendant un certain temps et repenser très vite leurs méthodes et leurs modes de fonctionnement pour pouvoir continuer d'avancer.                    www.avancer.fr

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Les courageux chefs d’entreprise sont découragés …

Publié le 7 Novembre 2012 par pascalpuireux

 

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On le sait, jamais le moral des patrons n’a été aussi bas. Outre les effets dévastateurs de la crise, il faut dire aussi que jamais les entrepreneurs n’ont été autant critiqués et malmenés. On les accuse de tous les maux (fraude fiscale, délocalisation à tout va, licenciement abusif, …). Pourtant, et j’en rencontre tous les jours, la majorité des dirigeants sont avant tout des hommes et des femmes honnêtes qui oeuvrent chaque jour pour faire avancer leur entreprise, avec tous les obstacles et autres tracasseries administratives et sociales à surmonter.

Tous les patrons ne sont évidemment pas des voleurs, ni des escrocs, encore moins des bandits. Une telle image n’est pas digne de celles et ceux qui, au contraire, prennent tous les jours des risques, engagent souvent leur patrimoine personnel, ne comptent pas leurs heures pour sauver leur entreprise, et donc, les emplois.

La plupart des dirigeants avec lesquels je travaille sont propriétaires de leur affaire. Ils ne font pas partie de ces grands patrons d’entreprises du CAC 40, ni de ces grandes multinationales qui sont souvent dirigées par des cadres dirigeants salariés, souvent en place pour un moment seulement …

Celles et ceux que je côtoie au quotidien se demandent comment ils vont pouvoir poursuivre « l’aventure entrepreneuriale », en cette période de crise, la plus dure de notre histoire. Où trouver les ressources nécessaires et indispensables pour la survie de leur entreprise ?  A quoi bon prendre tous ces risques, consacrer autant d’énergie, mettre parfois en péril son équilibre personnel et familial, pour en fin de compte « récolter » les miettes, assurer tous les risques pénaux et financiers et subir toutes ces railleries autour du thème de « patron voyou ». 

Quand va-t-on enfin comprendre qu’on a jamais eu tant besoin de ces entrepreneurs, celles et ceux qui créent la richesse dans ce pays. Evidemment, les salariés qui contribuent à l’évolution de l’entreprise, sont eux aussi importants, sinon, ils ne seraient pas là, mais, quoique on dise, la responsabilité du succès ou de l’échec, c’est souvent au patron qu’on l’a doit. C’est lui qui fixe le cap, donne la direction, prend les décisions et évidemment les assume.

Heureusement, beaucoup d’entre eux conservent encore la passion. Malgré les tumultes liés à la crise, certains continuent d’investir, de créer, d’innover, de lancer de nouveaux projets. Mais, de toute façon, ont-ils vraiment le choix ?

Pascal Puireux   www.avancer.fr

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C’est l’histoire d’une femme chef d’entreprise courageuse …

Publié le 2 Octobre 2012 par pascalpuireux

SALARIE STRESSE

J’ai rencontré cette femme il y a quelques années, peu de temps après le décès tragique de son mari, PDG et fils du fondateur de cette importante PME familiale. A cette période là, elle était évidemment bouleversée et se retrouvait seule face à l’angoisse, la peur et bien sûr la tristesse.

Que faire de l’entreprise ? La conserver ? La vendre ? A quoi bon tous ces efforts ?

 

S’agissant d’une belle enseigne régionale, plusieurs concurrents étaient alors venus rencontrer cette femme pour lui proposer de reprendre cette affaire. Mais, pour honorer la mémoire de son défunt mari et pour garder le nom familial, ses valeurs et assurer aussi, à terme, la transmission de l’entreprise à ses enfants, elle décida de poursuivre ses efforts, seule

 

Après quelques mois douloureux, elle prit conscience qu’elle n’était absolument pas préparée à la gestion de son entreprise, au management, à l’organisation ; elle décida alors de faire appel à un  consultant. Après avoir rencontré certains de mes confrères, elle choisit de se faire accompagner par mon cabinet. Ce fut une belle rencontre.

 

Nous avons alors bâti ensemble un plan de développement et d’organisation, repenser l’outil de production et adapter la logistique. Nous avons surtout communiqué, aussi bien en interne (il fallait bien sûr rassurer les salariés), qu’à l’extérieur de l’entreprise (il fallait aussi rassurer très vite les banquiers et autres partenaires financiers).

 

Cet accompagnement a duré plusieurs mois, à raison de quelques heures par semaine afin de traiter les dossiers et l’aider à fixer les priorités. A ce moment là, l’entreprise perdait de l’argent et sa trésorerie était dans le rouge. Il fallait agir vite.

 

Sous ma recommandation, ma cliente accepta ensuite de renforcer son équipe avec l’arrivée de nouveaux talents qui, outre leur énergie et leur motivation, ont aussi apporté des techniques et des méthodes qui ont considérablement amélioré la situation de cette entreprise. Avec le courage de cette femme à la tête de son bateau et un équipage talentueux, la situation commença alors à s’améliorer avec des indicateurs qui passèrent au vert.

J’ai pris ensuite mes distances avec ma cliente pour la laisser agir avec son équipe et contrôler les choses. J’ai suivi son évolution et constaté avec joie une progression constante. L’entreprise gagne des parts de marché aussi bien en France qu’à l’international et sa rentabilité est très forte.

Il y a quelques jours, nous avons fêté le centenaire de cette entreprise. Ce fut une très belle fête, empreinte d’émotion et de solennité. Je n’oublie pas les moments passés avec cette femme chef d’entreprise, courageuse et téméraire qui a su, un jour, avouer qu’elle avait besoin d’aide, d’écoute et d’accompagnement.

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Grande période d’incertitude pour les chefs d’entreprise et pour leurs salariés. Que faire ?

Publié le 10 Septembre 2012 par pascalpuireux

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Pas un jour, pas une semaine, où l’on ne parle de plans sociaux, restructuration et autre délocalisation. Tout comme ses voisins européens, la France entrepreneuriale va mal. Evidemment, les causes sont connues, mais la crise n’excuse pas tout et ce n’est pas en restant les bras ballants que l’on va s’en sortir.

 

Ce qui fera la différence et permettra à certaines entreprises de passer ce cap difficile, c’est de pouvoir :

-          rester concentrer sur son savoir faire, sur son vrai métier : centré sur ce qui fait la force de votre entreprise, sur ce que vous maîtrisez parfaitement, sur ce qui fait votre différence, c’est primordial. L’un de mes clients a récemment repensé son système de production en optimisant la fabrication de ses produits, en développant des gammes complémentaires, en se rapprochant de ses clients, ce qui lui permet aujourd’hui d’accroitre ses parts de marché sur un secteur pourtant en forte baisse.

 

-          aller conquérir des marchés à l’étranger : si vous avez réussi à occuper une place sur le marché français, il n’y a pas de raison de ne pas pouvoir aussi exploiter votre savoir faire et vos compétences à l’étranger.  Un autre de mes clients vient de remporter 2 appels d’offres (en Italie et en Grande Bretagne). Grâce à son réseau, ses contacts et à une veille économique et stratégique constantes, il a répondu vite et a démontrer sa capacité à agir rapidement en proposant des produits de qualité, adaptés à ses marchés et commercialisés par une équipe commerciale motivée et donc performante.

 

-          conserver des moyens et des ressources à la recherche et au développement : la période de crise actuelle va mettre à mal bon nombre d’entreprises dans les deux prochaines années. L’éclaircie annoncée par les économistes pour 2015 constituera sans doute une nouvelle ère pour les entreprises qui auront su, non seulement faire le dos rond, mais aussi préparer de nouveaux produits, créer de nouvelles ressources, anticiper les besoins de leur marché.

 

-          regrouper les forces vives de votre entreprise : votre entreprise va connaître des difficultés dans les prochains mois, ce qui va, bien sûr, secouer aussi vos salariés. En période d’austérité, c’est souvent la masse salariale que l’on observe avec attention.

Faîtes le point sur la qualité de vos hommes, leurs compétences, leurs motivations et préparez-les à traverser cette zone de turbulence en leur expliquant notamment votre plan de développement et d'organisation, ou plutôt vos plans, car il faudra sans doute que vous étudiez plusieurs hypothèses.

 

-          prendre un peu de hauteur : c’est sûrement dans ces périodes d’incertitude que l’obligation de prendre un peu de recul afin d’analyser la situation de manière posée et objective doit s’imposer à tout responsable.

Prendre des avis extérieurs, s’ouvrir aux autres, échanger, partager ses angoisses et ses réflexions, se confronter à de nouvelles idées, se faire bousculer sur des certitudes qui n’ont plus raison d’être, bref, se faire écouter par un tiers, c’est sûrement la première chose à faire.

               

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Comment prévenir le stress dans votre entreprise ?

Publié le 25 Juin 2012 par pascalpuireux

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La réponse est dans la question. En mettant en place un Plan de prévention du stress. Oui, mais comment ça marche ? On le sait, le stress est partout, dans toutes les entreprises et touche toutes les catégories de personnel. On ne compte plus les tensions entre salariés, les arrêts maladie qui se multiplient, le turn-over qui augmente, bref, la démotivation règne à tous les étages. 

Plutôt que d’entrer dans une action curative, souvent longue et onéreuse, il est parfois plus utile et efficace de mettre en place un Plan Prévention Stress que vous pourrez réaliser de la manière  suivante :

1/ Faîtes poser le diagnostic

Cette étape est essentielle, il vaut mieux la confier à un consultant extérieur car il gardera une objectivité de vue et recueillera plus facilement les informations auprès des salariés.  On va chercher à savoir quelles sont les causes et origines du stress dans l’entreprise, déceler la catégorie de salariés la plus touchée et pourquoi elle l'est, puis identifier les dysfonctionnements dans l’organisation.

L’objectif est là aussi de comprendre le contenu des tâches affectées aux salariés, les limites de responsabilités attribuées, les moyens dont ils disposent pour les effectuer et les difficultés qu’ils rencontrent pour les réaliser.                                                               

Lors de chacune de mes missions, je constate l’implication mais aussi le soulagement des salariés qui répondent à mes questions. Outre le fait de pouvoir s’exprimer librement, c’est en effet souvent un bon moyen de chercher à crever les abcès.      

 

2/ Participez à La restitution des résultats

Le fait d’avoir pu s’exprimer librement face à un consultant externe à l’entreprise doit être assorti d’un compte-rendu oral avec l’ensemble de l’équipe. A ce stade, je propose souvent à mes clients « une mise au vert » avec la direction et ses équipes ; En effet, outre la présentation du diagnostic, c’est aussi une excellente façon de se retrouver ensemble et de s’exprimer différemment.

3/ Mettez en œuvre le plan d’action

Des actions précises, concrètes et planifiées sont ensuite définies et parfois des « groupes projets » sont mis en place pour travailler sur chaque thème identifié (conditions de travail, rythme et responsabilités, organisation et communication, management des équipes, …)

4/ Suivez les actions et mesurez les résultats

Sans mesure, l’action n’a pas de sens. Hormis les actions définies qui seront suivies par le consultant et/ou les groupes projets, une analyse exhaustive des sources de stress devra être faite plusieurs fois dans l’année avec la mise en place d’indicateurs, (évolution du turn-over, du nombre d’arrêts maladie, des accidents de travail, …)

On le sait, le stress est le mal du siècle. Il impacte de plus en plus les entreprises. Je ne pense pas qu’il y ait « un bon » ou un « mauvais stress ». Il y a en revanche des modes de fonctionnement et des systèmes de management qu’il faut repenser dans bon nombre d’entreprise. Il en va de la santé de vos salariés et de la pérennité de votre entreprise. Tout est lié, vous devez avancer ensemble.  

Pascal Puireux   www.avancer.fr

   

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« Je ne sais plus en j’en suis, je me pose beaucoup de questions, quelles décisions prendre ? »

Publié le 23 Mai 2012 par pascalpuireux

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C’est en ces termes que l’un de mes derniers clients prenait récemment contact avec moi. Il avait entendu parler de mon cabinet et était allé visiter mon site internet (www.avancer.fr)

Clairement, il était dans une phase de réflexion quant à la stratégie de développement et d’organisation de son entreprise. Visiblement, il avait besoin d’en parler à quelqu’un de l’extérieur afin d’avoir un avis neutre et objectif. Etre patron aujourd’hui, c’est en effet loin d’être simple et prendre le temps d’analyser les choses pour les améliorer est sûrement une étape essentielle à la bonne gestion d’une entreprise.

 

Je pris aussitôt RDV avec lui et il m’expliqua alors la situation dans laquelle il se trouvait.

Cette entreprise a connu récemment une croissance fulgurante, notamment grâce à la signature de nouveaux clients et projets importants. La structure de l’entreprise s’est alors modifiée avec en particulier l’arrivée de nouveaux salariés qu’il a fallu intégrer rapidement. Le rythme de travail s’est alors accéléré et la répartition des tâches compliquée.

 

L’une des problématiques de mon client était alors de trouver des solutions rapides pour adapter son entreprise au contexte qui était devenu le sien et pour « digérer » cette croissance.

 

J’ai alors mené un audit en rencontrant une grande partie des salariés, ce qui m’a permis très vite d’identifier les principaux dysfonctionnements dans l’organisation et les incohérences dans les systèmes de management en place.  Compte tenu de l’aspect confidentiel de chacune de mes missions, je ne vais pas ici donner les éléments d’informations spécifiques à cette entreprise, même si l’on retrouve bien sûr des tendances propres à beaucoup d’entreprises : absence de communication en interne, peu ou pas de management des ressources, cloisonnement des services, manque de coordination, …

Mon client menait aussi une réflexion sur sa propre organisation : la gestion de son temps, son style de management, sa manière de communiquer, … là aussi, nous avons mené un travail personnel qui lui permet aujourd’hui de travailler avec plus de sérénité. Il dit lui-même d’ailleurs que sa vision est désormais plus claire, qu’il trace sa route et qu’il sait précisément où il veut mener son entreprise.

Faire appel à un conseil extérieur, un consultant indépendant, c’est souvent le moyen de régler une problématique identifiée, mais c’est aussi et surtout une manière intelligente de repenser ses modes d’organisation pour anticiper, adapter ou préparer l'entreprise aux enjeux stratégiques auxquels doivent faire face tous les patrons d’entreprise. L’action de conseil peut être menée sur quelques jours et les résultats sont souvent visibles rapidement.

En Europe, de plus en plus de patrons d’entreprise font appel à des consultants pour les accompagner dans leurs réflexions stratégiques et leurs prises de décisions. En France, les choses évoluent. En période de crise, c’est encore plus marquant. C’est évidemment une action incontournable que chaque dirigeant français devrait mener … au plus tôt !

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