Bienvenue sur le blog de Pascal Puireux
gérant du cabinet Pascal Puireux Conseil sarl
site internet du cabinet Pascal Puireux Conseil : www.avancer.fr
Pascal Puireux Conseil
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Il n’y a pas que les patrons qui n’ont pas le moral en ce début d’année 2013. Beaucoup de français, toutes catégories et tous niveaux confondus, l’ont perdu depuis quelques années déjà.
Au-delà de nos frontières, c’est le monde entier qui est concerné par cette baisse de moral. Les effets de la crise sont dévastateurs et ses conséquences vont encore se faire ressentir sur plusieurs années.
Chaque patron doit donc s’attacher à garder le moral, pour lui, et aussi pour ses équipes. Oui, mais comment faire ?
- Montrez l’exemple : comment voulez-vous que vos salariés soient enthousiastes et motivés si vous–même et vos proches collaborateurs « faîtes la gueule tous les jours » et passez votre temps à vous engueuler dans les couloirs ;
- Communiquez et expliquez ce qui se passe ou va se passer dans votre entreprise : réunissez tout le monde et présentez votre stratégie « anti crise » et si, comme beaucoup, vous n’en avez pas, précisez les points essentiels qui vous permettront de continuer d’avancer et indiquez que les efforts mais aussi les récompenses seront partagés ;
- Rappelez les succès et réussites passées : il y a eu forcément des contrats gagnés ou des projets qui ont bien aboutis. Affichez-les, mieux vaut faire envie que pitié ;
- Faîtes participer vos salariés à une réflexion globale : beaucoup d’entreprises sont actuellement dans l’impasse, il est temps de trouver des voies de contournement. Pour cela, tous les avis sont importants, aussi bien en interne qu’en utilisant les ressources externes ;
- Créez la surprise, marquez vos différences : de nombreux talents se trouvent dans votre entreprise, les idées existent, faîtes-les jaillir pour que l’on parle de vous, qu’on vous remarque davantage, dans les médias notamment ;
- Prenez soin de votre santé et de votre hygiène de vie : il ne servira à rien de mettre en place des plans d’action si l’énergie des uns et l’enthousiasme des autres ne sont pas là ;
- Prenez du temps pour vous et profitez des belles choses de la vie : c’est sûrement ce qu’il y a de plus important à faire.
Il y a bien d’autres actions à mener encore. Evidemment, comme chaque patron est pris par le temps, peu se prépare à ce qui va arriver inévitablement en 2013, des chocs importants sur le plan économique et donc un risque élevé pour certaines entreprises de disparaître.
Pourtant, il faut bien continuer d’avancer et se battre tous les jours. Fort heureusement, il y a plein de choses à faire et je
rencontre encore des patrons optimistes qui réfléchissent, qui agissent et qui réussissent grâce à des décisions pertinentes qui sont appliquées par des équipes motivées et
enthousiastes.
Restons positifs en ce début d’année et rappelons-nous cette citation qui résume bien la position d’un entrepreneur : « la difficulté de réussir ne fait qu’ajouter à la nécessité d’entreprendre ». C’était Beaumarchais qui écrivait cela, il y a bien longtemps déjà …
On le sait, tout le monde est concerné par le stress au travail, toutes catégories et tous salariés confondus, y compris les chefs d’entreprise.
Une étude récente confirme qu’un tiers des dirigeants de TPE ressentent le stress très fortement et qu’il a des conséquences directes sur leur santé. 24 % des dirigeants interrogés disent en effet avoir eu des problèmes de santé en relation avec leurs activités professionnelles. 72 % de ces dirigeants estiment que l’anxiété ou le stress est une des causes des problèmes de santé qu’ils ont rencontrés. Ils imputent majoritairement leurs problèmes de stress aux difficultés économiques de leur entreprise et à la détérioration du climat général des affaires.
C’est la charge de travail trop élevée (34 % des réponses) qui mine les patrons de PME, ainsi que les incertitudes sur l’avenir de l’entreprise (32 %). Enfin, la pression trop importante des clients (29 %) leur pèsent aussi.
Alors, pour réduire la dose de stress, quels sont les remèdes possibles ? Je pense que l’une des premières choses à faire pour le dirigeant est d’abord de sortir de l’isolement. Il semble que les patrons se confient plutôt à leur conjoint (65%) et à leur expert-comptable (22%) ; 15 % des patrons déclarent garder leurs inquiétudes professionnelles pour eux. Echanger avec un tiers, neutre et objectif, ça ne peut qu’amener un peu de soulagement et surtout des idées nouvelles pour trouver rapidement des solutions à la résolution de problèmes.
Il faut ensuite positiver et garder à l’esprit que les difficultés constituent parfois aussi des challenges, des défis à relever. L’un de mes clients me disait récemment « jamais je ne suis aussi meilleur et performant que lorsque la situation est complexe et anxiogène … ». C’est connu, il y a le « bon » stress, celui qui donne le « peps » et le « mauvais » stress, celui qui créé la fatigue mentale, la dépression et parfois déclenche aussi le burn out !
Apprendre à gérer ses émotions est sans doute aussi l’un des leviers majeurs. Etre attentif aux « stresseurs » et comprendre pourquoi ils déclenchent telle ou telle émotion qui agit sur l’humeur ou les réactions parfois non contrôlées (colère, tristesse, honte, …)
Enfin, une gestion organisationnelle adaptée doit être mise en place. Etre bien entouré, déléguer et responsabiliser ceux qui travaillent avec vous ; gérer le temps, si précieux, en fixant des priorités et en supprimant tout ce qui est chronophage et créé l’inconfort.
Enfin, et on ne le répètera jamais assez, l’hygiène de vie et l’exercice physique sont indispensables à un bon équilibre. A toutes celles et tous ceux qui disent qu’ils n’ont pas le temps de faire un peu de sport, je leur dis qu’ils se trompent, et que le temps pour prendre soin de soi, c’est une obligation vitale qui peut aussi être un plaisir. Une demi-heure d'exercice physique par jour (marcher plutôt que prendre l'ascenceur par exemple), c'est un minimum.
Cette fin d’année 2012 et celle qui arrive constituent sans doute un tournant décisif dans les systèmes économiques que nous avons connus jusqu’à présent. Bon nombre de chefs d’entreprise vont devoir encore faire le dos rond pendant un certain temps et repenser très vite leurs méthodes et leurs modes de fonctionnement pour pouvoir continuer d'avancer. www.avancer.fr
On le sait, jamais le moral des patrons n’a été aussi bas. Outre les effets dévastateurs de la crise, il faut dire aussi que jamais les entrepreneurs n’ont été autant critiqués et malmenés. On les accuse de tous les maux (fraude fiscale, délocalisation à tout va, licenciement abusif, …). Pourtant, et j’en rencontre tous les jours, la majorité des dirigeants sont avant tout des hommes et des femmes honnêtes qui oeuvrent chaque jour pour faire avancer leur entreprise, avec tous les obstacles et autres tracasseries administratives et sociales à surmonter.
Tous les patrons ne sont évidemment pas des voleurs, ni des escrocs, encore moins des bandits. Une telle image n’est pas digne de celles et ceux qui, au contraire, prennent tous les jours des risques, engagent souvent leur patrimoine personnel, ne comptent pas leurs heures pour sauver leur entreprise, et donc, les emplois.
La plupart des dirigeants avec lesquels je travaille sont propriétaires de leur affaire. Ils ne font pas partie de ces grands patrons d’entreprises du CAC 40, ni de ces grandes multinationales qui sont souvent dirigées par des cadres dirigeants salariés, souvent en place pour un moment seulement …
Celles et ceux que je côtoie au quotidien se demandent comment ils vont pouvoir poursuivre « l’aventure entrepreneuriale », en cette période de crise, la plus dure de notre histoire. Où trouver les ressources nécessaires et indispensables pour la survie de leur entreprise ? A quoi bon prendre tous ces risques, consacrer autant d’énergie, mettre parfois en péril son équilibre personnel et familial, pour en fin de compte « récolter » les miettes, assurer tous les risques pénaux et financiers et subir toutes ces railleries autour du thème de « patron voyou ».
Quand va-t-on enfin comprendre qu’on a jamais eu tant besoin de ces entrepreneurs, celles et ceux qui créent la richesse dans ce pays. Evidemment, les salariés qui contribuent à l’évolution de l’entreprise, sont eux aussi importants, sinon, ils ne seraient pas là, mais, quoique on dise, la responsabilité du succès ou de l’échec, c’est souvent au patron qu’on l’a doit. C’est lui qui fixe le cap, donne la direction, prend les décisions et évidemment les assume.
Heureusement, beaucoup d’entre eux conservent encore la passion. Malgré les tumultes liés à la crise, certains continuent d’investir, de créer, d’innover, de lancer de nouveaux projets. Mais, de toute façon, ont-ils vraiment le choix ?
Pascal Puireux www.avancer.fr
J’ai rencontré cette femme il y a quelques années, peu de temps après le décès tragique de son mari, PDG et fils du fondateur de cette importante PME familiale. A cette période là, elle était évidemment bouleversée et se retrouvait seule face à l’angoisse, la peur et bien sûr la tristesse.
Que faire de l’entreprise ? La conserver ? La vendre ? A quoi bon tous ces efforts ?
S’agissant d’une belle enseigne régionale, plusieurs concurrents étaient alors venus rencontrer cette femme pour lui proposer de reprendre cette affaire. Mais, pour honorer la mémoire de son défunt mari et pour garder le nom familial, ses valeurs et assurer aussi, à terme, la transmission de l’entreprise à ses enfants, elle décida de poursuivre ses efforts, seule
Après quelques mois douloureux, elle prit conscience qu’elle n’était absolument pas préparée à la gestion de son entreprise, au management, à l’organisation ; elle décida alors de faire appel à un consultant. Après avoir rencontré certains de mes confrères, elle choisit de se faire accompagner par mon cabinet. Ce fut une belle rencontre.
Nous avons alors bâti ensemble un plan de développement et d’organisation, repenser l’outil de production et adapter la logistique. Nous avons surtout communiqué, aussi bien en interne (il fallait bien sûr rassurer les salariés), qu’à l’extérieur de l’entreprise (il fallait aussi rassurer très vite les banquiers et autres partenaires financiers).
Cet accompagnement a duré plusieurs mois, à raison de quelques heures par semaine afin de traiter les dossiers et l’aider à fixer les priorités. A ce moment là, l’entreprise perdait de l’argent et sa trésorerie était dans le rouge. Il fallait agir vite.
Sous ma recommandation, ma cliente accepta ensuite de renforcer son équipe avec l’arrivée de nouveaux talents qui, outre leur énergie et leur motivation, ont aussi apporté des techniques et des méthodes qui ont considérablement amélioré la situation de cette entreprise. Avec le courage de cette femme à la tête de son bateau et un équipage talentueux, la situation commença alors à s’améliorer avec des indicateurs qui passèrent au vert.
J’ai pris ensuite mes distances avec ma cliente pour la laisser agir avec son équipe et contrôler les choses. J’ai suivi son évolution et constaté avec joie une progression constante. L’entreprise gagne des parts de marché aussi bien en France qu’à l’international et sa rentabilité est très forte.
Il y a quelques jours, nous avons fêté le centenaire de cette entreprise. Ce fut une très belle fête, empreinte d’émotion et de solennité. Je n’oublie pas les moments passés avec cette femme chef d’entreprise, courageuse et téméraire qui a su, un jour, avouer qu’elle avait besoin d’aide, d’écoute et d’accompagnement.
Pas un jour, pas une semaine, où l’on ne parle de plans sociaux, restructuration et autre délocalisation. Tout comme ses voisins européens, la France entrepreneuriale va mal. Evidemment, les causes sont connues, mais la crise n’excuse pas tout et ce n’est pas en restant les bras ballants que l’on va s’en sortir.
Ce qui fera la différence et permettra à certaines entreprises de passer ce cap difficile, c’est de pouvoir :
- rester concentrer sur son savoir faire, sur son vrai métier : centré sur ce qui fait la force de votre entreprise, sur ce que vous maîtrisez parfaitement, sur ce qui fait votre différence, c’est primordial. L’un de mes clients a récemment repensé son système de production en optimisant la fabrication de ses produits, en développant des gammes complémentaires, en se rapprochant de ses clients, ce qui lui permet aujourd’hui d’accroitre ses parts de marché sur un secteur pourtant en forte baisse.
- aller conquérir des marchés à l’étranger : si vous avez réussi à occuper une place sur le marché français, il n’y a pas de raison de ne pas pouvoir aussi exploiter votre savoir faire et vos compétences à l’étranger. Un autre de mes clients vient de remporter 2 appels d’offres (en Italie et en Grande Bretagne). Grâce à son réseau, ses contacts et à une veille économique et stratégique constantes, il a répondu vite et a démontrer sa capacité à agir rapidement en proposant des produits de qualité, adaptés à ses marchés et commercialisés par une équipe commerciale motivée et donc performante.
- conserver des moyens et des ressources à la recherche et au développement : la période de crise actuelle va mettre à mal bon nombre d’entreprises dans les deux prochaines années. L’éclaircie annoncée par les économistes pour 2015 constituera sans doute une nouvelle ère pour les entreprises qui auront su, non seulement faire le dos rond, mais aussi préparer de nouveaux produits, créer de nouvelles ressources, anticiper les besoins de leur marché.
- regrouper les forces vives de votre entreprise : votre entreprise va connaître des difficultés dans les prochains mois, ce qui va, bien sûr, secouer aussi vos salariés. En période d’austérité, c’est souvent la masse salariale que l’on observe avec attention.
Faîtes le point sur la qualité de vos hommes, leurs compétences, leurs motivations et préparez-les à traverser cette zone de turbulence en leur expliquant notamment votre plan de développement et d'organisation, ou plutôt vos plans, car il faudra sans doute que vous étudiez plusieurs hypothèses.
- prendre un peu de hauteur : c’est sûrement dans ces périodes d’incertitude que l’obligation de prendre un peu de recul afin d’analyser la situation de manière posée et objective doit s’imposer à tout responsable.
Prendre des avis extérieurs, s’ouvrir aux autres, échanger, partager ses angoisses et ses réflexions, se confronter à de nouvelles idées, se faire bousculer sur des certitudes qui n’ont plus raison d’être, bref, se faire écouter par un tiers, c’est sûrement la première chose à faire.
La réponse est dans la question. En mettant en place un Plan de prévention du stress. Oui, mais comment ça marche ? On le sait, le stress est partout, dans toutes les entreprises et touche toutes les catégories de personnel. On ne compte plus les tensions entre salariés, les arrêts maladie qui se multiplient, le turn-over qui augmente, bref, la démotivation règne à tous les étages.
Plutôt que d’entrer dans une action curative, souvent longue et onéreuse, il est parfois plus utile et efficace de mettre en place un Plan Prévention Stress que vous pourrez réaliser de la manière suivante :
1/ Faîtes poser le diagnostic
Cette étape est essentielle, il vaut mieux la confier à un consultant extérieur car il gardera une objectivité de vue et recueillera plus facilement les informations auprès des salariés. On va chercher à savoir quelles sont les causes et origines du stress dans l’entreprise, déceler la catégorie de salariés la plus touchée et pourquoi elle l'est, puis identifier les dysfonctionnements dans l’organisation.
L’objectif est là aussi de comprendre le contenu des tâches affectées aux salariés, les limites de responsabilités attribuées, les moyens dont ils disposent pour les effectuer et les difficultés qu’ils rencontrent pour les réaliser.
Lors de chacune de mes missions, je constate l’implication mais aussi le soulagement des salariés qui répondent à mes questions. Outre le fait de pouvoir s’exprimer librement, c’est en effet souvent un bon moyen de chercher à crever les abcès.
2/ Participez à La restitution des résultats
Le fait d’avoir pu s’exprimer librement face à un consultant externe à l’entreprise doit être assorti d’un compte-rendu oral avec l’ensemble de l’équipe. A ce stade, je propose souvent à mes clients « une mise au vert » avec la direction et ses équipes ; En effet, outre la présentation du diagnostic, c’est aussi une excellente façon de se retrouver ensemble et de s’exprimer différemment.
3/ Mettez en œuvre le plan d’action
Des actions précises, concrètes et planifiées sont ensuite définies et parfois des « groupes projets » sont mis en place pour travailler sur chaque thème identifié (conditions de travail, rythme et responsabilités, organisation et communication, management des équipes, …)
4/ Suivez les actions et mesurez les résultats
Sans mesure, l’action n’a pas de sens. Hormis les actions définies qui seront suivies par le consultant et/ou les groupes projets, une analyse exhaustive des sources de stress devra être faite plusieurs fois dans l’année avec la mise en place d’indicateurs, (évolution du turn-over, du nombre d’arrêts maladie, des accidents de travail, …)
On le sait, le stress est le mal du siècle. Il impacte de plus en plus les entreprises. Je ne pense pas qu’il y ait « un bon » ou un « mauvais stress ». Il y a en revanche des modes de fonctionnement et des systèmes de management qu’il faut repenser dans bon nombre d’entreprise. Il en va de la santé de vos salariés et de la pérennité de votre entreprise. Tout est lié, vous devez avancer ensemble.
Pascal Puireux www.avancer.fr
C’est en ces termes que l’un de mes derniers clients prenait récemment contact avec moi. Il avait entendu parler de mon cabinet et était allé visiter mon site internet (www.avancer.fr)
Clairement, il était dans une phase de réflexion quant à la stratégie de développement et d’organisation de son entreprise. Visiblement, il avait besoin d’en parler à quelqu’un de l’extérieur afin d’avoir un avis neutre et objectif. Etre patron aujourd’hui, c’est en effet loin d’être simple et prendre le temps d’analyser les choses pour les améliorer est sûrement une étape essentielle à la bonne gestion d’une entreprise.
Je pris aussitôt RDV avec lui et il m’expliqua alors la situation dans laquelle il se trouvait.
Cette entreprise a connu récemment une croissance fulgurante, notamment grâce à la signature de nouveaux clients et projets importants. La structure de l’entreprise s’est alors modifiée avec en particulier l’arrivée de nouveaux salariés qu’il a fallu intégrer rapidement. Le rythme de travail s’est alors accéléré et la répartition des tâches compliquée.
L’une des problématiques de mon client était alors de trouver des solutions rapides pour adapter son entreprise au contexte qui était devenu le sien et pour « digérer » cette croissance.
J’ai alors mené un audit en rencontrant une grande partie des salariés, ce qui m’a permis très vite d’identifier les principaux dysfonctionnements dans l’organisation et les incohérences dans les systèmes de management en place. Compte tenu de l’aspect confidentiel de chacune de mes missions, je ne vais pas ici donner les éléments d’informations spécifiques à cette entreprise, même si l’on retrouve bien sûr des tendances propres à beaucoup d’entreprises : absence de communication en interne, peu ou pas de management des ressources, cloisonnement des services, manque de coordination, …
Mon client menait aussi une réflexion sur sa propre organisation : la gestion de son temps, son style de management, sa manière de communiquer, … là aussi, nous avons mené un travail personnel qui lui permet aujourd’hui de travailler avec plus de sérénité. Il dit lui-même d’ailleurs que sa vision est désormais plus claire, qu’il trace sa route et qu’il sait précisément où il veut mener son entreprise.
Faire appel à un conseil extérieur, un consultant indépendant, c’est souvent le moyen de régler une problématique identifiée, mais c’est aussi et surtout une manière intelligente de repenser ses modes d’organisation pour anticiper, adapter ou préparer l'entreprise aux enjeux stratégiques auxquels doivent faire face tous les patrons d’entreprise. L’action de conseil peut être menée sur quelques jours et les résultats sont souvent visibles rapidement.
En Europe, de plus en plus de patrons d’entreprise font appel à des consultants pour les accompagner dans leurs réflexions stratégiques et leurs prises de décisions. En France, les choses évoluent. En période de crise, c’est encore plus marquant. C’est évidemment une action incontournable que chaque dirigeant français devrait mener … au plus tôt !
Tout va tellement vite actuellement, les choses s’enchainent les unes aux autres, on n’a plus le temps de se parler, il faut agir vite !
Evidemment, la crise économique mondiale, la situation politique en France et la tension sur les marchés internationaux amènent les entreprises à avancer avec peu de certitude, souvent avec une vision à court terme et une obligation de réagir avec beaucoup de flexibilité pour défendre leurs intérêts sur des marchés de plus en plus durs.
Je constate que c’est souvent dans ces périodes de fortes turbulences que l’on prend conscience de l’importance de pouvoir s’appuyer sur ce qui fait la véritable force de l’entreprise : la qualité et le talent de ses hommes et de ses femmes.
Certains de mes clients l’ont bien sûr compris et on me demande parfois d’organiser « des mises au vert » afin de réunir les équipes pour rappeler les fondamentaux d’une stratégie gagnante et retrouver un certain esprit d'équipe ... qui se perd.
Je pratique de la manière suivante : réunion sur une journée, la matinée étant consacrée aux aspects stratégiques de l’entreprise (quelle est la situation actuelle, où en sommes-nous de nos prévisions, quels sont nos objectifs et nos plans d’actions, comment évolue le marché, …) et l’après-midi se veut plus ludique et plus original.
Ce fut le cas avec l’un de mes clients qui m’a confié récemment l’organisation d’une journée au vert avec les 120 salariés de l’entreprise.
La matinée fut consacrée aux informations importantes à communiquer à toutes les équipes, notamment la mise en place « d’un plan anti crise » et l’après-midi fut dédiée à des activités sportives et culturelles autour d’un rallye pédestre tracé en pleine nature dans un endroit magnifique propice à la réflexion et à la détente.
De l’avis des 120 salariés réunis ce jour là, ce fût une belle réussite. Chacun a bien sûr pu prendre connaissance des éléments d’informations stratégiques et « jouer » aussi avec l’un ou l’autre de ses collègues qu’il ne connaissait pas vraiment. Renforcer la cohésion de groupe fut sans doute l’une des belles réussites de cette journée. Je fus en effet heureux de constater, une fois de plus, que c’est souvent dans ces moments là que l’on se retrouve … et que l’on se découvre aussi.
Les salariés de cette entreprise ont compris qu’ils avaient la chance de travailler au sein d’une entreprise solide et pérenne pour qui la valeur humaine constitue sans doute l’un des facteurs clé de son succès. Pour preuve, les résultats de cette entreprise progressent de 15% par an sur un marché qui lui recule de 20% ...
On dit que les entreprises familiales sont plus rentables et plus pérennes que les autres. Quand on sait que 60% des entreprises en France sont des entreprises familiales, il y a de quoi se réjouir, et pourtant …
Travailler avec son père, sa mère, son frère ou son conjoint n’est pas toujours facile. Où fixer la ligne entre vie privée et vie professionnelle ? Comment concilier la vision et les objectifs de la génération Y avec ceux qu’on appelle les anciens ?
J’ai la spécificité de travailler quasi exclusivement avec des entreprises familiales. Cela a toujours été une volonté de ma part car je sais alors que j’ai affaire à une situation toujours particulière : il y a une histoire, des valeurs fortes et souvent « un nom » à défendre.
Ces entreprises ont souvent de solides atouts : un très bon savoir-faire, une clientèle plutôt fidèle, un management de proximité, des règles de fonctionnement et une organisation simples. C’est souvent sur ce dernier point que j’interviens.
En effet, la plupart des PME familiales ont souvent pu développer un volume d’affaires important en maintenant un niveau d’organisation quasiment stable. Elles arrivent alors parfois à un niveau d’activité tel qu’elles ont du mal à faire face. Voici le type de situations que je j’entends auprès de mes clients : « on a grandi trop vite, nos méthodes ne sont plus adaptées au contexte, j’ai l’impression que des choses m’échappent, on n’est plus en phase avec notre marché, … ».
L’autre aspect de l’entrepreneuriat en famille, c’est que le style, le cursus, les idées divergent parfois entre les membres d’un même clan. C’est souvent le cas dans une relation « parents-enfants », les anciens veulent que l’on poursuive « leur œuvre », sans trop changer les choses, les jeunes, fraîchement sortis de l’école, veulent au contraire tout révolutionner : « comment, on a toujours pas de site web ?! »
Je pense que ce qui fait la force d’une entreprise familiale, c’est justement cette complémentarité qui peut exister entre les membres d’une même famille. Il faut pouvoir aussi reconnaître les manques et lacunes de certains. Tout le monde n’est pas doué. Et c’est là qu’il faut être particulièrement attentif, est-ce que tout le monde est bien à sa place ?
Je vivais récemment cette situation chez l’un de mes clients qui a souhaité faire entrer sa fille, âgée de 25 ans, tout juste diplômée, dans l’entreprise (belle situation financière et fort développement). Quand j’ai rencontré cette jeune fille, je lui ai demandé ce qu’elle souhaitait faire et comment elle voyait sa place. Elle m’a répondu : « moi ce que je veux, c’est prendre la place de mon père et être PDG de l’entreprise d’ici 2 ans ».
Et comme la jeune femme voulait tout remettre en question sur le plan des systèmes d’organisation, je lui ai conseillé d’apprendre d’abord ce qu’était l’entreprise et l’ai encouragé à aller travailler dans les ateliers, puis d’aller sur le terrain avec les commerciaux pour rencontrer les clients, puis d’analyser les différents postes administratifs et financiers. Je lui ai dit que cela prendrait un peu de temps, mais qu’elle pourra ainsi commencer à comprendre ce que c’est qu’une entreprise, car, malheureusement, ce n’est pas à l’école qu’on l’apprend.
Ca y est, on tient un record, pas très enviable certes, mais c’est un record du monde quand même : celui du peuple le plus pessimiste sur terre. C’est vrai qu’il n’y a pas lieu d’être véritablement optimiste en cette période incroyablement anxiogène, mais pourquoi nous, les Français, plutôt que d’autres qui pourraient l’être davantage compte tenu des difficultés bien plus grandes encore qu’ils connaissent.
Certes, la situation en France n’est pas très réjouissante : augmentation du taux de chômage, surtout chez les moins de 26 ans et les séniors, augmentation du coût de l’énergie (pétrole, électricité, gaz), augmentation du nombre de plans sociaux dans les entreprises, augmentation du coût de la vie, etc… etc…, comment voulez-vous que le moral, lui, ne baisse pas ?
Pourtant, la situation, même si elle est tendue, n’est pas pour autant catastrophique. Les entreprises poursuivent leur développement, de fabuleux projets voient le jour, des hommes se décarcassent au quotidien pour continuer d’avancer, des jeunes osent se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, bref, chacun essaie d’avancer comme il le peut.
Néanmoins, et comme beaucoup de nos concitoyens (comme disent les hommes politiques), je pense que nous allons connaître une année difficile. Les élections présidentielles vont sans doute encore maintenir la pression sous la cocotte, mais dès le 3ème trimestre 2012, les choses devraient bouger considérablement. La compétitivité de nos entreprises sera difficile à maintenir et il y aura de la casse, c’est certain, et ceci, quel que soit le camp politique qui l’emportera car la crise est mondiale et ses impacts sont planétaires.
Alors comment anticiper les effets de cette lame de fond qui arrive et qui va impacter considérablement les entreprises, tous secteurs et toutes tailles confondues ?
Je pense qu’il faut revenir très vite à des principes simples et de bon sens en mesurant notamment les points suivants :
- Le niveau de trésorerie, de combien de cash disposez-vous ? l’argent est le nerf de la guerre
- Le carnet de commandes, avez-vous une vision sur 1 semaine ou sur 6 mois ? Les clients, les clients, les clients …
- Les investissements, quels sont ceux qui vous semblent prioritaires ? ceux à reporter ?
- Les hommes, quel est le climat social, le niveau de motivation au sein de vos équipes ?
- Les projets, quid de l’export, de la recherche, de l’innovation, … ?
A partir de ces quelques indicateurs-clés (et il y en a d’autres encore), il va falloir agir rapidement pour mettre en œuvre un certain nombre d’actions. Vous le ferez, entouré des hommes qui font l’entreprise car désormais, chacun doit pouvoir participer à la recherche d’idées et de suggestions, quel que soit son poste, car tout le monde est concerné. Ce sont les entreprises qui créent la richesse.
Il faudra vraisemblablement repenser les systèmes en place dans les entreprises, notamment en matière de management, de pilotage et de reporting. Mais tout cela demande du temps, et du temps, vous n’en avez plus beaucoup. Agissez vite, repensez vos systèmes, tout ce qui était adapté à une certaine époque et qui, désormais, ne l’est plus.
Pascal Puireux
Expert en stratégie, développement et organisation d'entreprise.
Conseil de direction indépendant, coach de dirigeants et cadres de direction.
Ancien patron de PME. Auparavant, 15 ans d'expérience à des postes d'encadrement chez General Electric, Groupe Accor, BNP Paribas.
Dirigeant du cabinet Pascal Puireux Conseil Sàrl, siège social à Colmar, depuis plus de 10 ans.
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