bienvenue sur le blog de Pascal Puireux
site internet : www.avancer.fr
Pascal Puireux Conseil
Siège social
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68000 COLMAR
Tél. 03 89 20 43 77
06 20 44 66 93
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J’animais récemment une conférence-débat sur le thème de la crise économique et
ses impacts sur les entreprises. Il y avait dans la salle des patrons de PME-PMI, des artisans et des professions libérales.
Comme certains observateurs économiques, j’avais prévu dès 2008 une période économique difficile à venir, une tension forte des marchés, une remise à plat des flux monétaires, bref
une croissance ralentie.
En cette fin d’année 2011, plus personne n’est épargné, la peur s’est installée partout, tous secteurs et toutes activités confondues. Chacun s’interroge désormais sur son devenir,
au premier rang duquel les chefs d’entreprise qui se battent tous les jours pour maintenir un niveau d’activité suffisant pour continuer d’avancer.
Personnellement, je
pense que la peur entraîne la peur, et que même dans cette période de fortes turbulences, des pistes positives existent pour sortir de ce marasme et conserver sa place sur son
marché. En voici quelques unes :
• restez proche de vos clients : allez sur le terrain et écoutez-les ;
• soyez intransigeant sur la qualité de vos produits et de vos prestations : désormais, chaque détail
compte ;
• prenez soin de votre trésorerie, plus que jamais, l’argent est le nerf de la guerre ;
• ne gelez pas tous vos projets, activez ceux qui sont susceptibles
d’apporter des résultats rapidement ;
• déclarez la chasse au gaspi : réduisez les dépenses, en particulier vos frais généraux ;
• faites attention à vos meilleurs talents : on n’a jamais rien trouvé de mieux que le talent des
hommes pour créer de la richesse ;
• développez l’innovation et la créativité pour continuer de marquer votre différence ;
• faites preuve d’enthousiasme et montrez votre énergie pour que chacun voit bien qu’il y a toujours un pilote dans l’avion
… surtout lorsqu’il traverse une zone de fortes turbulences !
L’année 2012 qui arrive va sans doute apporter son lot d’inquiétudes et de peur supplémentaires. Il y aura malheureusement de la casse, le chômage va augmenter, les défaillances d’entreprises se multiplier, la récession montrer son visage inquiétant …
Mais, en même temps, il y aura aussi des créations d’entreprises fantastiques, des développements de projets fabuleux, des réussites entrepreneuriales extraordinaires, … C’est justement ce qui fait la force de l’homme : il sait s’adapter à son contexte et trouver des solutions quand la situation devient plus difficile. Du moins, la plupart y parvient.
En ce début de période de fêtes où
chacun s’apprête à partager avec ses proches un moment de bonheur, je vous souhaite d’en profiter un maximum …. Et de garder espoir, les beaux jours finiront bien par revenir.
Jamais la tension, le stress, les conflits n’ont été aussi importants dans les entreprises, tous secteurs d’activités et toutes tailles confondues. Plus personne ne prend le temps de se parler, la valeur respect se perd, mais pourquoi et comment en est-on arrivé là ?
Evidemment, l’une des principales raisons, c’est la crise économique et financière mondiale que nous traversons actuellement et qui vient impacter de manière violente toutes les entreprises et donc tous les salariés : pression, rythme, augmentation de la charge de travail, …
Les conséquences sont terribles : peur, démotivation, angoisse, burn-out, …. Cette crise débutée en 2008 a clairement tout changé et bougé beaucoup les lignes. Elle a aussi entrainé d’autres formes de crises : crise de confiance, crise de foi (sans e), crise sociale, crise de nerfs …
Alors quoi faire ?
Je crois d’abord qu’il faut retrouver son calme, sortir de cette agitation néfaste et aller à l’essentiel, à ce qui fait sens pour vous. En effet, à force d’avoir la tête dans le guidon tous les jours et de ne jamais pouvoir lever le nez, ne serait-ce que pour respirer, comment voulez-vous avancer de manière sereine, pertinente et intelligente ?
Toutes celles et tous ceux que j’entends à longueur de journée répéter « je n’ai pas le temps » cherchent souvent un faux prétexte pour justement ne pas voir les choses en face. Cela pourrait en effet effrayer certains. En écrivant cela, je ne veux surtout pas généraliser et m’appuyer sur des à-priori et des préjugés simplistes. Pourtant, je suis sûr que chacun d’entre vous peut trouver dans son agenda ultra chargé quelques minutes pour la réflexion … un temps pour soi. Ce n’est qu’une question de volonté.
Sans entrer dans de la « psycho à deux balles », je crois en effet qu’il est important pour chacun d’entre nous d’essayer de retrouver du sens à sa vie. Là aussi, les conséquences peuvent être nombreuses : retrouver l’énergie, l’enthousiasme et le plaisir d’agir. Le talent des uns conjugué à l’énergie des autres permettra sans doute de sortir de l’ornière et d’avancer.
Quand je rencontre des chefs d’entreprise et des cadres surmenés, ils m’évoquent leurs préoccupations et cherchent à les résoudre. Ils expriment en peu de temps beaucoup de leurs attentes. Et on trouve souvent ensemble des solutions adaptées. Marquer un temps de pause pour analyser ses problèmes, révéler ses angoisses, partager ses préoccupations, cela permet d’aller mieux et de retrouver ainsi le sens de son action. Libérer la parole, c’est vital.
Et se sentir bien dans un contexte si violent et terriblement agressif, cela n’a pas de prix. C’est aujourd’hui une priorité, ne l’oubliez pas, ne perdez pas de temps, aller à l’essentiel !
J’intervenais récemment chez l’un de mes clients pour réaliser une mission d’audit d’organisation. Cette entreprise souhaitait connaître le niveau de cohésion au sein de ses équipes, l’ambiance et le climat de travail dans les services et identifier les points d’amélioration dans son organisation.
J’ai rencontré une grande partie des salariés afin d’échanger avec eux sur leur perception de la situation globale de l’entreprise.
Mon constat fut sans appel (en voici quelques éléments) :
- La stratégie poursuivie par l’entreprise n’est pas comprise de la même façon par tous
- Les changements opérés récemment dans l’organisation inquiètent certains
- La charge de travail et le rythme se sont accrus fortement ces derniers temps
- La communication entre collaborateurs s’est dépersonnalisée
- Le cloisonnement des services s’est intensifié
- …
Alors quelles sont les conséquences ?
- Doute et incompréhension au sein des équipes : pourquoi l’entreprise va-t-elle dans ce sens ?
- Peur du changement : pourquoi vouloir changer alors que ça fonctionnait bien avant ?
- Fatigue physique et morale : pourquoi on nous en demande toujours plus ?
- Repli sur soi, individualisme, perte des valeurs, du sens des actions : pourquoi irais-je aider mon voisin ? j’ai déjà assez de problèmes à régler pour moi
- …
Les causes de cet état de fait sont nombreuses et variées. Certaines sont sans doute liées à la conjoncture économique défavorable et aux graves conséquences de la crise mondiale qui développe ce sentiment de peurs et d’angoisse chez chacun d’entre nous.
Néanmoins, cela n’explique pas tout. Si les dirigeants des entreprises et leurs équipes de direction prenaient un peu plus de temps pour expliquer et clarifier leurs actions, pour valoriser et encourager les talents dont ils disposent en interne, les choses seraient peut-être un peu plus supportables et la souffrance moins forte.
Une chose est sûre, on ne se parle plus dans les entreprises, trop occupés que nous sommes à remplir nos tâches et assumer nos responsabilités au quotidien. Il faut pourtant être attentif aux signaux d’alerte et aux personnes en souffrance. Prendre un café, ou mieux encore, aller déjeuner avec l’un de vos collaborateurs pour « prendre le pouls » et savoir comment il va, ça peut être un premier pas vers une compréhension mutuelle des actions. L’évidence pour soi n’est pas forcément la même pour les autres.
Libérer la parole, soutenir et accompagner toutes celles et tous ceux qui ont du mal à suivre le rythme. Jamais le niveau de stress et le sentiment d’épuisement n’ont été aussi élevés dans les entreprises. Chefs d’entreprise, il est de votre devoir et de votre responsabilité de placer au cœur de vos préoccupations le bien-être et la santé psychique de vos salariés, sans oublier bien sûr la vôtre, sinon, attention au burn-out !
Après la semaine idyllique que nous venons de passer sur le plan météorologique, les envies de voyages, de s’échapper du quotidien, de voir autre chose ont ressurgi à une vitesse grand (TG) v.
Suffit-il d’un rayon de soleil pour que, d’un coup, on trouve enfin le temps de s’enfuir et de profiter des belles choses de la vie ?
Oui, mais voilà, sitôt rentrés, la plupart d’entre nous retrouvons vite le rythme effréné de tous ceux qui s’agitent au quotidien, débordés qu’ils sont à régler toute la charge de travail qui s’est accumulée, notamment pendant ce fameux week-end prolongé au soleil.
C’est la raison pour laquelle j’encourage régulièrement la mise au vert des équipes de direction, celles qui assument les principales responsabilités au sein de l'entreprise. C’est l’occasion de prendre le temps pour renforcer la cohésion du groupe, si essentielle à la bonne marche de l’entreprise et de trouver le temps de se parler vraiment, si difficile lorsque l’on a constamment la tête dans le guidon.
Au travers des séminaires de direction que j’ai pu organiser et animer ces dernières années, j’ai constaté tout le bien et le bénéfice que cela représentait pour les hommes.
C’est souvent l’occasion :
- d’apprendre vraiment à se connaître et à se (re)découvrir
- de mieux communiquer ensemble, de partager la confiance
- d’anticiper et se préparer ensemble à affronter les prochains défis
- de régler les tensions, les conflits, crever les abcès et lever les non-dits
- de se sentir plus forts, les uns avec les autres.
Evidemment, pour que ce temps fort soit réussi, il faut aussi penser à lier l’utile à l’agréable. C’est la raison pour laquelle je prévois toujours une partie « plaisir » comme par exemple la visite et la dégustation de grands crus dans un domaine viticole, la rencontre avec un chef étoilé dans le cadre de repas gastronomiques, …
Alors bien sûr, certains me diront qu’en cette période de crise, nul n’est besoin d’engager des dépenses qui pourraient paraître superflues … Et pourtant, c’est lors de ce type de réunions « au vert » que la créativité, l’échange, l’analyse, la vision et bien sûr la cohésion de groupe se développent très fort. Et le premier gagnant, c’est l’entreprise car elle peut alors compter et s’appuyer sur des ressources si essentielles à son développement. Encore une fois, ce sont les hommes qui font avancer l’entreprise, prenez soin d’eux pour elle.
Le rôle et la position que nous avions, nous les consultants, étaient encore il y a peu, empreints de méfiance et parfois même de « honte » pour certains chefs d’entreprise. Pourquoi en effet ferai-je appel à un consultant extérieur pour résoudre des problèmes internes que seuls nous-mêmes pouvons régler ?
Heureusement, cette image d’Epinal a quelque peu évolué et il est aujourd’hui beaucoup plus « normal » de faire appel à des conseils extérieurs pour accompagner un projet ou résoudre une problématique majeure.
Personnellement, j’interviens souvent en matière d’organisation : comment mieux utiliser les ressources internes, comment optimiser les systèmes de fonctionnement, comment mieux communiquer avec les équipes, bref comment faire mieux avec ce dont on dispose en interne ?
Dans le cadre des missions qui me sont confiées, je constate assez régulièrement de graves dysfonctionnements (et donc une certaine forme de gâchis, voire de danger) et cette chronique ne suffirait pas à en faire la liste exhaustive. Néanmoins, je conseille souvent à mes clients de « repenser » leur entreprise car elle n’est tout simplement plus adaptée au contexte qui est le sien aujourd’hui.
De mon point de vue, il faut pouvoir agir très vite en matière :
- de communication avec toutes les parties prenantes : apprendre à mieux communiquer en utilisant des canaux et des supports plus simples et plus directs, expliquer clairement ce que l’on a prévu de faire et pourquoi on le fait ;
- d’organisation interne : il existe encore trop de cloisonnement entre les services, de mauvaises répartitions de charge, des incompréhensions dans le fameux « qui fait quoi ? » ;
- de relations commerciales : c’est sur le terrain que ça se passe, le middle-management en est encore souvent trop éloigné ;
- de qualité de services : trop de malfaçons et autres retards de livraison. Facile à dire, mais pourtant souvent oublié dans les entreprises : tenez vos engagements !
- de projets de développement : ce sont les projets qui font avancer, c’est le changement qui est stimulant (à condition, encore une fois, de bien l’expliquer).
Bref, il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet, et j’y reviendrai sans doute lors d’une prochaine chronique, mais s’il y a une idée à retenir, ce serait celle consistant à dire qu’une entreprise ne pourra plus fonctionner demain avec les méthodes, les systèmes et les organisations qu’elle connaît aujourd’hui. A vous de faire preuve de créativité et de vous appuyer sur les talents dont vous disposez aujourd’hui en interne, et de faire appel aussi à d’autres compétences à l’extérieur de l’entreprise. Il en va tout simplement de la survie de l’entreprise.
Je viens de réaliser une mission d’audit d’organisation pour le compte d’un groupe industriel multi-sites. L’objectif était d’analyser les dysfonctionnements existant aux services administratifs et commerciaux, de recueillir les suggestions d’amélioration des salariés et d’expliquer les causes des tensions internes.
Le dirigeant de cette entreprise était en effet inquiet de constater une mauvaise ambiance de travail au niveau du siège et des sites et de voir des conflits interpersonnels de plus en plus nombreux.
J’ai donc rencontré plusieurs dizaines de salariés, cadres et employés, écouté leur propre analyse de la situation. J’ai très vite cerné les principales raisons qui avaient amenées cet état de fait :
- Imprécision dans l’organisation des services (qui fait quoi ?),
- Manque de cohérence au niveau des attributions,
- Charges de travail mal réparties,
- Cloisonnement des services,
- Système de management inadapté,
- Absence de communication interne,
- Dévalorisation des employés,
- Eloignement de l’encadrement des réalités du terrain,
- …
Comme dans beaucoup d’entreprises, celle-ci avait oublié l’essentiel : optimiser l’organisation, valoriser les employés, déléguer, responsabiliser, bref, communiquer pour donner du sens aux actions de chacun.
Etablir un diagnostic fut relativement simple, mais il a fallu ensuite construire un plan d’actions qui permette très vite de stopper cette spirale infernale. Evidemment, je ne vais pas ici dévoiler le contenu de mon rapport d’audit, mais je peux dire que ma satisfaction fut entière car nous avons pu mettre en place un plan d’actions qui a déjà permis de régler un certain nombre de problèmes en renforçant notamment la cohésion de groupe, en retrouvant une organisation adaptée et un style de management plus « humain » : meilleure communication, décloisonnement des services, rapprochement des équipes, …
Cette histoire est pour moi l’illustration de ce que vont connaître bon nombre d’entreprises dans les prochains mois si elles ne prennent pas le temps d’anticiper et de préparer des plans adaptés. En effet, la crise que nous traversons depuis trois ans et qui va sans soute se poursuivre sur les trois prochaines années va obliger les patrons d’entreprises à se poser les bonnes questions, à commencer par celle qui consiste à déterminer précisément et expliquer simplement les objectifs poursuivis par l’entreprise et les moyens et ressources dont elle dispose pour les atteindre, en mettant en avant celle qui est la plus importante : la ressource humaine.
Tout est question de volonté et de bon sens, consolidez vos acquis, retrouvez vos fondamentaux, agissez le plus possible avec simplicité … même si la période qui s’ouvre devant nous ne le sera sans doute pas.
Que de salariés en souffrance actuellement dans les entreprises. J’étais encore récemment chez l’un de mes clients pour faire un audit destiné à évaluer le climat social et l’atmosphère au travail. Pour ce type de mission, je demande bien sûr à rencontrer plusieurs salariés dans différents services (production, commercial, administratif, …)
Au bout d’une demi-journée d’entrevues, j’avais déjà trois personnes qui avaient "craqué". Visiblement, elles étaient en souffrance. Evidemment, j’essayais alors de connaître les raisons qui les mettaient dans un tel état. Et comme souvent, malheureusement, l’explication était la même : tension au quotidien, stress à tous les niveaux, dictature de l’urgence, absence de reconnaissance de la hiérarchie, dévalorisation par rapport aux collègues, incompréhension des enjeux et du sens des actions, non-dits, etc, etc …
Cela fait bientôt dix ans que j’exerce ce métier passionnant de conseil indépendant auprès des dirigeants pour le développement et l’organisation de leur entreprise. Je suis souvent sidéré de constater le peu de cas que certains font du bien-être de leurs collaborateurs. Dans certaines entreprises, le constat est encore plus saisissant : plus personne ne se parle en face à face (il y a les mails), on ne se connaît pas (on n’a pas le temps), on ne se préoccupe pas de son voisin (j’ai assez de mes soucis), tout est de plus en plus cloisonné et on va parfois jusqu’à se méfier de son collègue de bureau (on ne sait jamais) … Bref, mais où sont donc passé la cohésion de groupe et l’esprit d’équipe ?
Il est donc urgent de revenir à l’essentiel et de replacer l’homme au cœur du système. C’est simple, un peu basique, mais pourtant vital. Ecouter, prendre le temps d’analyser, de s’extirper du quotidien, ce n’est évidemment pas facile, mais quelle satisfaction de pouvoir le faire et surtout avec quel résultat à la clé. En effet, et c’est un plaisir de le constater, les personnes que je reçois dans mon cabinet ou dans l’entreprise, sont à chaque fois heureuses car soulagées d’avoir pu se confier à quelqu’un qui a pris le temps de les écouter. Elles sont alors reboostées.
Et là se trouve le nœud du problème : si les salariés se sentent bien dans leur travail, ils sont plus motivés et s’ils sont plus enthousiastes dans ce qu’ils font au quotidien, ils sont alors plus performants et s’ils sont plus performants, l’entreprise y gagne aussi. CQFD.
Chef d’entreprise, comment cela se passe-t-il dans votre entreprise ? C’est de votre responsabilité que de le savoir et d’agir pour aider et accompagner les salariés qui constituent la valeur première de votre entreprise. Comme disait Henri Ford, les deux choses les plus importantes pour une entreprise n’apparaissent pas à son bilan : sa réputation et ses hommes …
Je passe mon temps à dire à mes clients, les dirigeants de PME-PMI, qu’il est urgent de repenser l’entreprise : ses modes de fonctionnement, son organisation et surtout ses styles de management.
Il est clair que les entreprises qui tireront leur épingle du jeu de la rude concurrence mondiale seront celles qui auront su adapter leur mode opératoire et orienté leur état d’esprit vers un système de travail collaboratif avec leurs salariés et non plus une organisation hiérarchique, figée et inadaptée.
Pour anticiper et préparer cette profonde mutation, les patrons d’entreprise devront aussi s’appuyer sur de nouvelles compétences, trouver du sang neuf, de nouveaux talents. Alors, qui seront justement ces managers de demain ?
Ces nouveaux managers savent ce qu’ils veulent. Ils sont individualistes et opportunistes. Pas question de prévoir une carrière sur dix ans, encore moins vingt ans dans la même entreprise. Cela n’a plus de sens puisque ce n’est tout simplement plus possible de nos jours.
Confrontés à des équipes hétérogènes et multiculturelles, ils seront de fins psychologues, avec un grand sens de l’empathie et toujours à l’écoute. De véritables managers-coachs. Ce sont aussi des pragmatiques qui savent gérer les projets et porter les idées en favorisant la créativité. Parfaitement trilingues, ils ont compris que les pays émergents (BRIC) constitueront des potentiels exceptionnels de croissance et ils seront très à l’aise pour agir dans un environnement international. Très impliqués aussi dans les NTIC, ils sauront développer leur « e-réputation » sur le net et surferont avec beaucoup d’opportunisme sur les réseaux sociaux, créant en cela un relationnel virtuel puissant qui pourra se révéler utile en cas de nécessité.
Confrontés au stress, ils auront appris à gérer et maîtriser leurs émotions. Le développement personnel managérial constituera pour eux une technique connue et éprouvée. Enfin, même s’ils s’impliqueront beaucoup au quotidien, ils ne compteront plus leurs heures puisque pour eux l’enthousiasme créera l’énergie et l’envie nécessaires pour tenir. Mais, ils n’oublieront pas pour autant leur vie personnelle. L’équilibre vire privée, vie professionnelle est essentielle pour eux, ils ont compris que l’un ne va pas sans l’autre pour garantir l’épanouissement personnel.
Voila les principaux traits de caractères des managers de demain, ceux qui permettront aux entreprises de créer de la richesse et d’assurer leur pérennité. Il ne reste plus qu’à les trouver ou à préparer celles et ceux qui n’ont pas tout à fait tous ses traits de caractère aujourd'hui d’y travailler … pour être prêts rapidement. C’est maintenant que ça se passe.
Un dirigeant qui va bien, c’est une entreprise qui va bien. Je répète souvent cette phrase lors de mes rencontres avec celles et ceux qui ont la responsabilité de faire avancer leur entreprise.
Or, je vois des chefs d’entreprises de plus en plus stressés, fatigués, usés et, pire que tout, désabusés.
Confrontés à de multiples difficultés au quotidien, souvent seuls pour prendre les décisions, toujours dans le mouvement sans pouvoir lever la tête du guidon, comment voulez-vous avoir une vision claire de ce que vous voulez faire de votre entreprise dans ces conditions là ?
Evidemment, le contexte de crise actuel et la dictature de l’urgence ne favorisent pas ce temps pour soi, si essentiel pour l’équilibre personnel et l’énergie que chacun d’entre nous a besoin de puiser pour avancer.
Certains patrons que je rencontre envisagent même de « jeter l’éponge » car ils n’y voient plus clair et pilotent leur entreprise « à vue ». A quoi bon en effet continuer les efforts si l’envie, la satisfaction, l’enthousiasme, le goût du risque, bref tout ce qui fait sens à la démarche entrepreneuriale a disparu ?
Pourtant, avant d’en arriver à cet extrême, des solutions existent. Certes, il y a toute la panoplie de supports et outils « techniques » comme les analyses bilantielles, les études de marché, la veille stratégique, les reportings d’activités, j’en passe et des meilleurs. Mais, même si ces outils ont leur utilité, je crois avant tout que l’élément primordial à prendre en considération, c’est avant tout l’état d’esprit du chef d’entreprise lui-même.
Arrêtons cette sempiternelle excuse « je n’ai pas le temps » pour enfin considérer que le temps perdu ne se rattrape plus. S’octroyer un moment de répit, ne serait-ce que 2 heures par semaine, simplement pour lever la tête, observer, réfléchir, penser aussi à soi, c’est vital.
Je ne parle même pas des risques physiques et mentaux qui sont les conséquences directes de ce rythme infernal que vous vous imposez. Combien de mes clients me font part de leurs troubles respiratoires, de leurs douleurs dorsales, sans compter les malaises cardiaques et autres maladies graves qui se préparent …
Un dirigeant qui va bien, c’est une entreprise qui va bien. Le contraire est également vrai, mais je pense que ce sont avant tout les hommes qui font avancer les entreprises et pas l’inverse.
Le slogan générique de mon cabinet est : « la meilleure façon d’avancer, c’est vous. » Jamais cela n’a été autant d’actualité. Pascal Puireux Conseil de Direction et Coach de Dirigeants www.avancer.fr
Je suis effaré de constater qu’avec le temps et avec le développement impressionnant des moyens de communication multiples et variés dont nous disposons aujourd’hui, les gens ne se parlent plus dans les entreprises, les gens ne se connaissent pas.
Evidemment, la crise avec son impact sur la santé des entreprises et les tensions qui existent sur le marché de l’emploi ont amené beaucoup de salariés à un repli sur soi, un développement de l’individualisme, voire même de l’égoïsme. Pour reprendre une expression un peu triviale « chacun essaie de sauver sa peau » …
Ce qui me trouble davantage, c’est que dans beaucoup d’entreprises, on ne place plus la valeur humaine au centre des priorités or c’est justement celle-ci qui permettra à bon nombre d’entreprises, surtout les plus fragiles, de rebondir. C’est bien les hommes qui font l’entreprise et non l’inverse.
J’interviens tous les jours dans les entreprises pour réaliser des missions d’audit d’organisation ou animer des séances de formation managériale ou encore apporter des conseils en matière de stratégie et je ressens partout ce même désarroi, ce manque de reconnaissance, cette absence de valorisation de toutes celles et tous ceux qui font l’entreprise.
Comment peut-on penser faire avancer son entreprise si les salariés que l’on a recruté, formé et intégré aux différents postes ne perçoivent plus le sens de leurs actions.
C’est bien à vous, chef d’entreprise, que de leur rappeler et de leur montrer votre satisfaction de les avoir avec vous, sinon, pourquoi seraient-ils là ?
J’étais récemment chez l’un de mes clients (PME de 15 salariés) et j’étais consterné de voir que la plupart des salariés ne se parlaient pas, ne savaient pas ce que faisaient leur voisin de bureau … pire, ils ne communiquaient que par mail alors qu’ils travaillaient dans la même pièce ! Où est la cohésion du groupe, où est l’esprit d’équipe ? Heureusement, le patron de cette entreprise s’est rendu compte que cette situation était devenue malsaine et m’a demandé d’intervenir pour rappeler notamment que la vie des entreprises, c’est avant tout la vie des gens. On s'est tous mis au vert, on a beaucoup échangé ensemble, on a levé les non-dits, et ça va beaucoup mieux aujourd'hui dans cette entreprise grâce à une cohésion du groupe retrouvée. On est ensemble, on passe beaucoup de temps ensemble, autant être heureux ensemble.
Pascal Puireux
Expert en stratégie, développement et organisation d'entreprise.
Conseil de direction indépendant & coach de dirigeants
Ancien patron de PME. Auparavant, 15 ans d'expérience à des postes d'encadrement chez General Electric, Groupe Accor, BNP Paribas.
Dirigeant du cabinet Pascal Puireux Conseil Sarl, siège social à Colmar, depuis plus de 10 ans.
pour de plus amples informations, connectez vous sur le site internet du cabinet :
www.avancer.fr
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